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Pourquoi investir dans les actions cycliques dans cette phase du cycle économique ?

Points clés

  • Les actions cycliques appartiennent souvent à des secteurs bien spécifiques et sont sensibles à l’évolution du cycle économique
  • Une position tactique à fort potentiel ; les actions cycliques ont tendance à surperformer les actions des autres secteurs dans les phases de reprise et d’expansion du cycle économique, et inversement
  • L’importance de la sélection des valeurs : une approche fine et discrétionnaire

Identifier les actions cycliques

Les actions cycliques sont généralement caractérisées par la forte sensibilité de leur modèle économique aux variations de l’environnement macroéconomique. En effet, leur chiffre d’affaires, les prix des biens et services qu’elles vendent, leur croissance ainsi que leur profitabilité sont généralement assez dépendantes de la phase du cycle économique dans laquelle elles évoluent.

Nous avons identifié cinq secteurs parmi les onze établis par le Global Industry Classification Standard (GICS) que nous jugeons sensibles aux cycles économiques1 :

  • L’énergie, qui correspond à l’exploitation du pétrole, du gaz, du charbon et autres combustibles, est sensible aux prix de ces matières premières. Ces derniers sont eux-mêmes très dépendants de la dynamique de la demande et donc de la position dans le cycle.
  • Les matériaux, qui englobent les produits chimiques, agricoles, les matériaux de construction mais aussi l’acier et l’or notamment, issus des matières premières, sont également assez sensibles à leurs variations de prix.
  • La consommation discrétionnaire, qui correspond notamment au secteur automobile et aux biens de consommation durables, est dépendante du pouvoir d’achat des ménages.
  • L’industrie, qui regroupe notamment les biens d’équipement comme par exemple les machines-outils, ainsi que les transports, est dépendante des anticipations de la croissance mondiale.
  • La finance, qui correspond à l’activité des banques et des institutions financières spécialisées. Les profits des banques de détail dépendent généralement du volume de crédit et de la pente de la courbe de taux. Cette dernière détermine la marge nette d’intérêt des services bancaires dans la mesure où les banques empruntent à court terme pour prêter à long terme.

Le secteur des technologies de l’information, qui englobe les services connexes ainsi que le software et le hardware, occupe une place à part. Alors qu’il était considéré comme un secteur cyclique par le passé, un certain nombre des valeurs « tech » interviennent maintenant souvent sur des marchés de niche et disposent d’une forte capacité à préserver leurs marges, à fixer les prix et sont ainsi peu sensibles aux pressions concurrentielles liées aux fluctuations cycliques.

Les secteurs de la santé, les télécoms, les services aux collectivités, la consommation de base et l’immobilier sont considérés comme plus défensifs et moins sensibles ou dépendants de l’évolution de l’environnement économique global.

Une position tactique intéressante dans cette phase du cycle économique

De manière schématique, un cycle économique se compose de quatre phases principales :

  1. Expansion. Phase de maturité du cycle et de prospérité durant laquelle la croissance économique est supérieure ou égale à son potentiel de long terme.
  2. Décélération. Phase de retournement qui intervient généralement avec une période de surchauffe. La croissance demeure positive mais ralentit pour passer en deçà de son potentiel. Le risque de récession augmente.
  3. Dépression. Phase de crise durant laquelle l’activité économique est sous son potentiel de long terme et continue de décélérer. Elle peut aller jusqu’à une phase de récession caractérisée par un recul du PIB durant deux trimestres consécutifs.
  4. Reprise. Phase durant laquelle la croissance touche un point bas, commence à se stabiliser puis à rebondir depuis des niveaux très faibles, voire négatifs, généralement aidé par la mise en place de stimuli fiscaux et monétaires.

Source : AXA IM

L’analyse historique montre que les titres et secteurs cycliques ont tendance à surperformer leurs pairs dans les phases de reprise (4) et dans une moindre mesure d’expansion (1), tandis qu’ils ont tendance à souffrir dans les phases de décélération (2) et de dépression (3) qui sont favorables aux titres défensifs.

Toute la question est ainsi de savoir dans quelle phase du cycle économique se trouvent les pays qui constituent notre univers d’investissement de manière à sélectionner les titres et les secteurs dans nos portefeuilles en conséquence.

L’implémentation de mesures de confinement dans une grande partie du monde afin de ralentir l’évolution de l’épidémie de COVID 19 et de soulager les systèmes de santé a eu comme corolaire un effet économique dévastateur, mettant fin à la plus longue phase d’expansion économique depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Cela a provoqué une récession profonde dans les économies développées, avec une violente contraction au 1er et au 2ème trimestre 2020 ; cependant, la croissance devrait nettement rebondir au 3ème et au 4ème trimestre, aidée par le soutien sans précédent des autorités monétaires et des programmes de relance budgétaire colossaux, faisant de cette récession la récession la plus marquée mais aussi l’une des plus courtes de l’après-guerre.

Les données économiques récentes montrent en effet les premiers effets de la politique de déconfinement mise en œuvre dans les économies développées. Aux Etats-Unis, les derniers chiffres sur le marché du travail montrent ainsi que le taux de chômage a très probablement déjà entamé sa décrue, même s’il reste très élevé, tandis que les ventes au détail ont très fortement rebondi, témoignant de la volonté des ménages américains de dépenser l’énorme montant d’épargne accumulé grâce au soutien massif du gouvernement. Nous nous trouvons par conséquent dans la phase de reprise qui voit les titres cycliques surperformer leurs pairs plus défensifs.

L’importance de la sélection des valeurs en Europe et aux Etats-Unis ; une approche fine et discrétionnaire

Depuis le début de l’année, l’effondrement de la croissance a permis aux secteurs défensifs de très largement surperformer les secteurs cycliques. Ces derniers présentent ainsi une décote importante par rapport au reste du marché. D’une manière générale, nous apprécions structurellement les entreprises qui offrent un dividende élevé, qui sont capables de générer d’importants flux de trésorerie et qui affichent des fondamentaux solides. Toutefois, le scénario de reprise économique que nous envisageons nous amène à conserver de manière tactique un panier de titres cycliques européens des secteurs de la consommation discrétionnaire, de l’industrie, de la finance et des matériaux de bases dans nos portefeuilles, tels que Michelin, Bouygues ou ING. Nous ferons cependant preuve d’agilité en ajustant nos allocations de façon réactive et préventive en fonction de l’environnement macroéconomique afin de réaliser les mouvements tactiques que vous jugerons opportuns.

Les entreprises citées sont données à titre d’exemple et ne présentent pas un conseil en investissement ou une recommandation de la part d’AXA IM.

[1] La classification établie par le Global Industry Classification Standard (GICS) recense les 11 secteurs suivants : énergie, matériaux, industrie, consommation discrétionnaire, biens de consommation de base, santé, finance, technologie de l’information, service de télécommunication, services aux collectivités et immobilier.

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